Gérer les océans et leurs ressources pour un développement durable.

03/31/2011
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Le développement durable est défini dans dans le rapport Brundtland (1983)et la conférence de Rio (1992) comme étant le développement qui permet aujourd’hui de satisfaire nos besoins sans compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs. Il n’est en réalité qu’une forme de compromis entre des conceptions de militants écologistes  et d’économistes partisans du développement. Il s’agit donc de concilier développement économique, équité sociale (et spatiale) en gérant les ressources de la planète.

Cette association complexe doit se faire pour le présent mais aussi pour les « générations futures », autrement dit dans la durée. Il faut donc se projeter dans le temps afin de savoir ce que l’on doit protéger aujourd’hui. Cependant que doit-on choisir de protéger et il y a deux siècles qu’aurions-nous choisi ?

Les surfaces océaniques représentent 71% de la surface de la Terre (océans, mers bordières et les mers intérieures).L’Océan mondial tient donc une place centrale dans le fonctionnement du cycle de l’eau, la dynamique climatique mais son rôle exact dans les grands mécanismes demeure toutefois peu connu.

Quelles sont les ressources océaniques et comment gérer cet océan dans la perspective d’un développement durable ?

Nous verrons dans un premier temps les ressources océaniques. Ensuite nous étudierons l’impact des sociétés sur l’océan puis nous terminerons sur les moyens de gérer l’océan.

I]Les ressources océaniques


Les ressources vivantes de l’océan pêche et aquaculture jouent un rôle essentiel dans le développement humain (alimentation, économie, emploie…) De nombreuses ressources minérales se trouvent aussi en abondances dans les fonds marins :

•hydro carburants tels que le gaz et le pétrole, des minéraux comme le sel divers minerais et le diamant. Aujourd’hui, 30% de la production mondiale du pétrole est d’origine sous-marine.

L’eau des océans est agitée par divers type de mouvement qui sont dû au phénomène de la marée à l’action des vents créant des vagues, aux différences de températures et de densités qui détermine les déplacements des grands courants océaniques. Les courants océanique comme le  Gulf Stream (courant chaud) et le courant du labrador (courant froid) et les upwellings (déplacement verticaux d’eau froide) favorisent la productivité  et permettent à la faune de s’installer dans de meilleurs conditions sur les littoraux.

Plus l'océan est vert plus la vie marine est dense.Plus l'océan est violet moins la vie est présente.

Plus l’océan est vert plus la vie marine est dense. Plus l’océan est violet moins la vie est présente.

 

La fonte accélérée de la calotte glacière a avivée les convoitises des 5 pays riverains de l’arctique qui se sont lancés dans une course pour revendiquer la souveraineté des fonds marins notamment au nord du canada:

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/le-dessous-des-cartes/392,CmC=502082,view=maps.html

Il s’agit d’un diaporama expliquant les enjeux du passage maritime au Nord du Canada, avec ses avantages et ses limites.

 

Les services géologiques américains estiment que ces fonds marins pourraient receler 13 % des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non découverte de la planète.

En terme de pétrole ce lien vers Universalis intitulé la géographie du pétrole permet de situer l’or noir que se disputent les compagnies offshore.(BP,SHELL,TOTAL…).

II] L’impact des sociétés sur l’océan

 

Les mégapoles côtières et leurs activités industrielles portuaires ainsi que l’aménagement des littoraux a un impact certains sur l’océan. On considère que la moitié de la population mondiale vit à moins de 60 km des côtes, et ce mouvement n’est pas propre à notre époque : les hommes ont toujours vécu le long des fleuves et le long des mers, car ils permettent et de circuler et de se nourrir.

Cet impact se traduit par des phénomènes tout d’abord :

– de surpêche. En effet les progrès technique de la pêche côtière ont permis d’aller pêcher plus loin, plus profondément et intensivement. Se pose donc là le problème du renouvellement de la ressource biologique et de l’équilibre des écosystèmes.

-de pollutions. Surtout aux alentours des littoraux. En effet la concentration de la population sur les littoraux engendre une pollution qui est aussi issu des continents amené notamment par les cours d’eau et qui ne se traduisent pas une eutrophisation responsable du phénomène des algues vertes comme en Bretagne, phénomène sur lequel répond le ministère de l’écologie(cf lien précédent).

On peut citer également les pollutions par les métaux lourds comme le mercure et le plomb qui auront un impact sur le vivant et la santé humaine. (L’usine Chisso de la baie de Minamata)

-Les catastrophes écologiques comme les marées noires sont engendrées généralement par des accidents pétroliers des compagnies offshores.(BP laisse un souvenir cuisant à la Louisiane)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De plus pour finir les rejets radioactifs sont de plus en plus récurrents. L’actualité dramatique du Japon en témoigne à Fukushima.

 


 

 

 

 

 

 

 

III] Quelle gestion durable pour l’Océan mondial?

 

Depuis 1992 une gestion internationale pour une exploitation durable des ressources marines a été mise en place. Mais les moyens de surveillance font défaut pour empêcher la surpêche et la pêche illégale qui équivalent à 30% de la production déclarée. Les Etats contrôlent leur espace maritime (Zone Economique Exclusive), l’objectif étant de réserver la ressource aux pêcheurs nationaux.

D’autre par la convention sur le droit de la mer de Montego Bay (2007) défini les limites territoriales maritimes, les règles de navigations, qui  régulent l’exploitation des ressources et qui établit un cadre pour la prévention des accidents et des pollutions.

La surpêche dont on a parlé plus haut, engendre un appauvrissement de la biodiversité de l’océan.

(très bonne vidéo du dessous des cartes d’Arte à ce sujet)

L’aquaculture permet de limiter la surexploitation des ressources mais a contrario accentue cet appauvrissement  et peut polluer les eaux littorales.

De plus un contrôle des excès de la pêche devrait être réalisé pour une gestion durable des ressources halieutique. Un code de conduite pour une pêche responsable a été adopté par la FAO en 1995 à fin d’arriver a une exploitation durable de la ressource.

Cependant les aires protégées de l’océan ne représentent qu’une superficie assez faible soit 0,6% de la surface océanique.

En effet beaucoup de pays pauvre ne disposent pas de moyen humain et matériel pour mettre en œuvre de réelle mesure de gestion et de conservation (réglementation des activités, réduction des pollutions, surveillance, accueil et information du publique. D’où la grande difficulté de contrôler et gérer l’espace marin mondiale.

En réfère la gestion des ressources halieutiques vu par un Jose Ndoumbi, doctorant congolais: Image de prévisualisation YouTube

 

L’océan est une mine d’or dans laquelle on peut trouver énormément de ressources qui vont servir à l’homme pour se nourrir ainsi qu’à entretenir une économie. Cependant malgré ces enjeux sociaux il ne faut pas que l’objectif de l’environnement et du développement durable soit oublié.

La biodiversité et les ressources minières n’étant pas inépuisable, l’homme s’est décidé depuis peu d’établir une réglementation sur le prélèvement de ces ressources ainsi que sur les normes des rejets de polluant de nos sociétés. Affaire à suivre…

 

Principale source: Développements durables , Tous les enjeux en 12 leçons Yvette Veyret, Jacqueline Jalta

 

 

One Response to Gérer les océans et leurs ressources pour un développement durable.

  1. Komlan KPOTOR on 11/04/2012 at 7:40

    Bonjour, je suis un étudiant togolais en master 2 “Géomorphologie et Hydrosystèmes” et également assistant de recherches au centre de gestion intégrée du Littoral et de l’Environnement de l’Université de Lomé.(CGILE-UL) ce centre héberge en son sein le Centre National de Données Océanographiques (CNDO-Togo).
    Comme projet de recherche en fin de formation, j’envisage d’écrire sur les ” Données référentielles pour le développement durable de l’océan Atlantique sur la côte togolaise” mais je suis à court d’idées et voudrais avoir votre contribution pour la réussite de cette rédaction scientifique.
    Comptant sur votre soutien, je vous prie de croire en l’expression de mes sentiments distingués.

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